Mar 14. > Apr 04. 2009

5h06 Galerie Polaris, Paris.

Group Show, Cur. by Madeleine Mathé and Edouard Boyer
⧖ Opening, March 14. 2009, 3.00pm to 8.00pm

※ With works by : Loïc Beck, Fanny Couderc, Jérémy Ledda, Claire Morel and Jonathan Naas

Sous une proposition de Madeleine Mathé avec l'aide d'Edouard Boyer, la Galerie Polaris et l'École Supérieure d’Art de Mulhouse s’associent pour une exposition de travaux d’étudiants dans un project room de la Galerie Polaris à Paris. 5h06 est la durée de l'itinéraire entre Le Quai de Mulhouse et la Galerie Polaris. L'exposition se place sous le signe des indices, des combinaisons ou des messages cryptés et invite au décodage d'œuvres littéraires, à l’exploration de l’esthétique 8 bits et autres langages informatiques.
Jonathan Naas, Mode d'emploi d'une prise de courant à la Galerie Polaris de Paris.
Claire Morel, Jeremy Ledda, Jonathan Naas, Loic Beck et Fanny Couderc.
Exposition collective à Paris de cinq étudiants d'art de Mulhouse.
5h06 MADELEINE MATHÉ & EDOUARD BOYER

Le code, qu’il corresponde à une écriture informatique, à un langage spécifique - commun ou crypté - ou encore à une norme en tant que principe restrictif, est toujours associé à une recherche de modèles universels et optimisés. 5h06 s’intéresse aux glissements de cette notion et présente un ensemble de pièces qui contournent les formules normalisées, en proposent un usage onirique plutôt qu’efficace.
Imaginant de nouveaux principes de codifications, Claire Morel élabore une transcription graphique de livres existants tels que l’image de Beckett, ou le livre de sable de Borges. Conservant le papier, la pagination, le format de l’ouvrage de référence, l’œuvre qui émerge de ces opérations est éditée en plusieurs exemplaires et diffusée. Fanny Couderc copie et transpose des textes de Mallarmé, Sartre ou Alain, à partir de protocoles rigoureusement établis. Les différentes strates de présentation de ces travaux, parties intégrantes du processus, correspondent à autant d’étapes avant la finalité de ces ambitieux projets. Clin d’œil aux images informatiques, chez Loïc Beck la touche colorée préexistante vient se substituer à l’acte de peindre. Les étiquettes adhésives, réparties et combinées selon des trames, rappellent le pixel des écrans des années 1980. Les motifs que sélectionne Jeremy Ledda opèrent également une analogie avec les grilles informatiques. Les « flash codes » agrandis puis peints au mur accompagnés d’une traduction sonore, issus de différents documents administratifs tels que relevé bancaire, fiche d’inscription aux Assedic, deviennent autoportraits et pointent les implications de la multiplication d’une icône commerciale dans la sphère de l’intime. Jonathan Naas subvertit lui aussi les codes qui envahissent le quotidien. Les modes d’emplois qu’il crée reprennent les icones et standards des notices afin d’expliquer des actes évidents tels que brancher une prise ou bien allumer/éteindre la lumière ou encore, comment venir à un vernissage : pièce produite pour le projet 5h06 qui se déploie en amont et en aval de l’exposition...

JONATHAN NAAS


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